Le , par Christophe Clouzeau - Écoconception
Temps de lecture estimé : 3 minutes.
La 3e édition de la Journée de l’Écoconception Numérique (JEN) s’est achevée.
J’en retiens 3 adjectifs : Réaliste, Collectif, Inspirant.
Réaliste
En ouverture, la keynote « Rattacher le numérique au réel » de la journaliste Mathilde SALIOU a démontré la mécanique de l’industrie technologique qui est majoritairement engagée par les BigTechs mondiales dans une course négligeant totalement ses impacts sur la planète et ses habitants.
À travers les conférences, les faits, les études, les chiffres (mesures ou évaluations), les tendances et les courbes sur les impacts sociaux et environnementaux de l’industrie du numérique sont là. Toujours plus élevés qu’avant. Dans la balance, les résultats et les prospectives, même les plus optimistes, ne sont absolument pas « jolis-jolis » comme l’ont notamment clairement exposé Marlène de BANK ou Tom NICO à propos des rapports respectifs sur l’IA / Intelligence Artificielle générative du The Shift Project et celui à venir de l’Arcep.
Collectif
Même si ce n’est que le temps court d’une journée, il est toujours reboostant de retrouver la communauté des personnes engagées pour la réduction de l’empreinte du numérique. À leur niveau Laetitia GASPARI et Raphaël THÉBAUD ont exposé le cheminement réalisé chez Orange Business pour contribuer à un référentiel d’écoconception destiné au métier de la Data. De quoi alimenter à terme comme ils le souhaitent le RGESN, en passant auparavant (je l’espère fortement : appel du pied + bras ouverts + perche tendue à eux !) par un temps d’échange en ateliers auprès du Consortium RGESN - Collectif en écoconception numérique.
Inspirant
- Les retours de Mellie LA ROQUE sur la mise en place progressive d’une démarche numérique responsable interne chez SNCF Connect & Tech, jusqu’à une réflexion low-tech ou non-numérique des services de mobilité, en pleine conscience des limites planétaires ;
- Les travaux de développement de services numériques EN et POUR des conditions dégradées, par Aleth GUEGUEN ;
- L’approche minimaliste et pédagogique du site personnel d’Adrien PAYET ;
- Le message d’Arthur GOUJON au sujet du PermaComputing entre Écoconception, Sobriété, Robustesse et Résilence : « Espérer le meilleur, se préparer au pire » ;
- Les retours hyper positifs des personnes ayant assisté à la conférence « Performance web environnementale : du design à la technique » de Julien WILHELM qui ont pu apprécier son expertise technique et sa pédagogie ;
- Et enfin les nombreuses mises en avant du RGESN durant les conférences, les ateliers et les conversations intermédiaires. Elles insistent sur son rôle majeur dans la réduction de l’empreinte du numérique et pour lequel les professionnels et professionnelles attendent impatiemment un décret d’application de la loi ;
L’ensemble de ces points inspirent et donnent une grande bouffée de motivation.
Sans oublier, en clôture de l’évènement, un point transparent par Karl PINEAU et Thomas THIBAULT sur une tout autre réalité : les coûts d’un tel évènement et le besoin de soutien financier + humain pour maintenir un rendez-vous annuel tant attendu par la communauté !
Merci encore à toute l’équipe de l’association des Designers Éthiques pour l’organisation et à toutes les personnes intervenantes.
Heureux d’avoir échangé avec vous, ou de vous avoir seulement entre-aperçu faute de temps (pas de liste nominative afin de n’oublier personne).
Si vous souhaitez aller plus loin :
Lire le retour d’expérience des équipes de SNCF Connect&Tech que nous avons accompagnées en 2025