Le , par Cédric Bourgeon - Accessibilité
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Le premier événement officiel de A11y France ne sera finalement, contre toute attente, pas un A11y Paris, mais un A11y Ouest.
Pour cette première édition, préparée par une équipe d’une dizaine de bénévoles menée par Frédéric Halna, en seulement trois mois : 9 conférences et tout autant d’ateliers ont été programmés sur la journée du 31 mars dernier.
L’évènement en lui-même étant réalisé avec peu de moyens, l’accessibilité des conférences a été financée par des entreprises du domaine dont Temesis.
Dans la suite de cet article, je vais revenir sur certaines des conférences auxquelles j’ai pu assister.
Des retours entendus sur place et par l’intermédiaire d’autres bénévoles, les ateliers proposés ont beaucoup plu aux différents participants.
Sommaire :
- Développer des solutions pour et avec des personnes en situation de handicap
- Naviguer sur un site web avec un lecteur d’écran
- L’accessibilité numérique devant la justice : état du droit et des contentieux
- Observatoire du Respect des obligations d’accessibilité numérique
- Table ronde « Collectivités de l’ouest et accessibilité numérique »
- Agora
- Informations sur les évolutions du RGAA 5
- Conclusion

Nos partenaires A11y Ouest :
- Hébergement de l’évènement : INRIA
- Sous-titrage en temps réel : Le Messageur
- Financement de l’accessibilité de l’évènement : Boscop, Qwallys, Tanaguru, Lunaweb, Idéance et Temesis
Développer des solutions pour et avec des personnes en situation de handicap
Par Guillermo Andrade-Barroso (INRIA - Institut national de recherche en informatique et en automatique).
L’INRIA est constitué de dix centres et compte environ 3800 chercheurs et personnels scientifiques.
C’est notamment cet institut qui a publié le site simulation-accessibilite.inria.fr.
Au sein de l’INRIA, une initiative nommée Handi Tech Lab a vu le jour. Elle est ouverte à toute personne travaillant à l’institut et vise à mener des actions et projets en lien avec le handicap, notamment à travers la médiation scientifique.
L’objectif est de développer des solutions répondant à des besoins spécifiques exprimés par des individus, tout en cherchant à généraliser ces solutions lorsque cela s’y prête. Ces recherches peuvent aussi prendre la forme de collaborations, par exemple avec MyHumanKit, également présent lors de l’événement pour animer une conférence à laquelle je n’ai pas pu assister.
Des projets élaborés par le Handi Tech Lab sont présentés sur leur site, et certaines de leurs réalisations étaient proposées en démonstration lors d’ateliers durant l’évènement.

Des projets variés :
- en 2025 : GyroRoue, BasseVision, IsyReader, GobeClé en collaboration avec St Pierre, O’Hisse en collaboration avec St Pierre, EnBosse en collaboration avec CAP Parents, EasySnap en collaboration avec St Pierre, eMoulinet en collaboration avec St Pierre ;
- en 2024 : a’Grip en collaboration avec St Pierre, Ball’Lance en collaboration avec St Pierre, BionicoHand en collaboration avec MHK, BipBip2, Cap Parents en collaboration avec St Pierre et SAPPH, Dyscreen, Tactipix en collaboration avec St Pierre ;
- en 2023 : BipBip en collaboration avec St Pierre, Fit and Fun Kids en collaboration avec St Pierre, FrollAndRoll en collaboration avec St Pierre ;
- en 2022 : Canne à Son V2 en collaboration avec MHK, ChutChut en collaboration avec St Pierre, Fit and Fun en collaboration avec Autonabee, Télescopince en collaboration avec St Pierre
- en 2021 : Read For Me VH en collaboration avec MHK, Magic Control en collaboration avec MHK, ShoeShoe, Watchelp ;
- en 2020 : ExoFinger en collaboration avec MHK.
Naviguer sur un site web avec un lecteur d’écran
Par François Le Berre.
Avec beaucoup d’humour, François Le Berre a présenté au public l’usage qu’il fait de son lecteur d’écran. Il a débuté par explorer son système d’exploitation, avant de poursuivre sur le web en naviguant d’abord sur une version non accessible d’un site fictif, puis sur sa version accessible pour comparaison.
Dans son usage quotidien, François utilise NVDA plutôt que Narrator sous Windows, car il s’agit d’un logiciel open source, développé en Python, pour lequel il est possible de créer ou d’installer des extensions.
Il souligne qu’un des grands problèmes des technologies d’assistance réside dans leur manque d’interopérabilité : les raccourcis clavier pour une même action complètement diffèrent d’un logiciel à l’autre, ce qui rend le passage de l’un à l’autre complexe. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles il développe un plugin NVDA permettant d’y importer les raccourcis d’autres logiciels.
Au cours de sa présentation, il :
- définit le PDF comme l’acronyme de « Pire Des Formats », rappelant que la création de PDF accessibles demande une expertise mais que c’est possible. Propos qu’il illustre par des difficultés rencontrées à l’université, notamment dans les cours de physique qu’il suit où les supports ne sont pas accessibles, obligeant les étudiants concernés à les adapter eux-mêmes
- considère les carrousels comme une véritable hantise et recommande d’en éviter l’usage, ou à défaut de toujours prévoir un bouton pour les arrêter, surtout lorsque ces éléments sont retranscrits par les technologies d’assistance sans que le focus y soit positionné (zones aria-live)
- confirme que les niveaux de titres sont « le bonheur du malvoyant », car ils permettent de se faire une image mentale de la structure d’une page, complétée par la navigation entre éléments interactifs avec la touche de tabulation
- assure que œuvrer pour l’accessibilité, c’est aussi œuvrer pour la « paix des ménages » car l’utilisateur n’aura pas besoin d’un tiers pour utiliser un site. Ce qui peut être source d’incompréhensions et éventuellement de tensions
L’accessibilité numérique devant la justice : état du droit et des contentieux
Par Hervé Rihal et Erwann Robbe (Intérêt à agir).
« Engagée auprès des organisations de la société civile pour que le droit et la justice s’imposent comme des leviers d’action stratégiques, l’association Intérêt à Agir travaille depuis près de cinq ans aux côtés notamment de l’association Api-DV pour faire reconnaître devant la justice le caractère obligatoire de l’accessibilité numérique comme condition du respect des droits fondamentaux des personnes handicapées. »
Source : https://ouest.a11y-fr.org/edition/program
On pourrait, par anticipation, penser qu’une conférence sur l’aspect juridique de l’accessibilité serait intéressante, mais pas au point d’en sourire, voire d’en rire. Ce fut pourtant le cas avec ces deux intervenants.
Extrait :
« Si en France les lois n’étaient pas ignorées, si les conventions internationales revêtaient un effet direct dans l’ordre juridique interne (ce n’est pas le cas de la convention relative aux droits des personnes handicapées, personne ne l’applique), si les directives européennes étaient transposées dans les délais impartis et correctement par les législateurs et le pouvoir réglementaire, si les personnes handicapées et les minorités faisaient l’objet d’une meilleure prise en compte, cette réunion d’aujourd’hui n’aurait aucun objet et on pourrait aller déjeuner. L’ignorance est grande en ce qui concerne les personnes handicapées. Chaque fois qu’on bouge un doigt de pied, pour les gens, on a l’air de faire un exploit. »
Ils sont revenus sur les différentes obligations selon les typologies d’entités, point qui a déjà fait l’objet d’un article sur notre blog, que je vous invite à consulter : Synthèse des nouvelles règlementations d’accessibilité numérique en France (il est mis à jour lorsque nécessaire).
La conférence s’est poursuivie avec un retour sur les contentieux administratifs initiés par des associations conseillées juridiquement par « Intérêt à Agir ».
Lorsqu’ils se sont attaqués à l’accessibilité de ProNote, leur objectif était de faire évoluer les mentalités, en commençant par des entités publiques. Malheureusement ils se sont heurtés à la complexité de la mise en place des jugements et de leur exécution dans le secteur public.
Leur stratégie s’oriente désormais aussi vers les entreprises privées, elles aussi soumises aux obligations d’accessibilité. C’est dans ce cadre que des actions juridiques ont été engagées contre quatre entreprises de la grande distribution : Carrefour, Leclerc, Picard et Auchan. Quatre tribunaux différents examineront ces affaires, avec des décisions attendues avant l’été, en commençant par l’affaire Auchan le 14 avril.
Note : Au moment de rédiger ces lignes, le résultat n’est pas encore connu publiquement.

Le contentieux judiciaire (par Intérêt à agir, apiDV et Droit pluriel) : actions contre 4 entreprises de la grande distribution alimentaire (Carrefour, E.Leclerc, Picard et Auchan)
- Mise en demeure le 9 juillet 2025 de respecter leur obligations d’accessibilité sur le fondement du Code de la consommation et de la Directive de 2019
- Assignation en justice devant le Tribunal judiciaire compétent
- Action en référé : demander au Tribunal de faire cesser immédiatement une situation de trouble manifestement illicite
Observatoire du Respect des obligations d’accessibilité numérique
Par Denis Boulay (Fédération des aveugles et ambylopes de France).
Comme à chaque fois que la Fédération des aveugles et amblyopes de France présente les résultats de son observatoire, l’audience non avertie est choquée. Les consultants et référents accessibilité, eux, sont déjà plutôt au fait de ces résultats désolants.
En France, seulement 402 sites sur 7567 contrôlés respectent leurs obligations d’affichage. On ne parle même pas encore d’accessibilité, mais uniquement des obligations d’affichage et d’information.
Parmi ces 402 sites, 43 se déclarent « totalement conformes ». Et, par expérience, on sait aussi que certains de ces 43 ne le sont probablement plus depuis que leur déclaration d’accessibilité a été publiée.
Bien que ces résultats ne soient pas réjouissants, il semblerait que la France ne soit pas la plus en retard en Europe. Un classement reste toutefois difficile à établir, car tous les pays ne disposent pas d’un observatoire de l’accessibilité, et combien même, leurs critères de mesure ne sont ou seraient pas forcément les mêmes.
Par exemple, la Fédération des aveugles et amblyopes de France invalide les déclarations établies sur la base d’un échantillon inférieur à six pages.
Cependant, la Norvège semble faire partie des meilleurs « élèves » ; nous vous partagions d’ailleurs en décembre dernier l’information selon laquelle une plateforme de santé norvégienne avait été sanctionnée pour non-conformité : Plateforme de santé norvégienne : des pénalités journalières pour non conformité WCAG.
Cette présentation a aussi été l’occasion d’en apprendre davantage sur l’observatoire lui-même : ses méthodes, ses critères et son évolution.
Les relevés ne sont, par exemple, pas tous mis à jour en même temps, mais plutôt par secteur d’activité, ou en fonction de l’actualité.
D’ailleurs, avec l’augmentation de l’échantillonnage, ces relevés ne sont plus réalisés manuellement, mais à l’aide d’un script Python, même si une vérification humaine reste effectuée sur les informations récupérées.
L’Observatoire devrait évoluer prochainement, notamment pour intégrer les nouveaux sites concernés par les obligations d’affichage depuis l’été dernier. De nouvelles fonctionnalités sont également prévues pour consulter les données, mais aussi pour permettre aux sites de transmettre leurs informations directement à l’Observatoire.

Chiffres clés mars 2026 (observatoire de la Fédération des aveugles et ambylopes de France) :
- 7567 sites contrôlés
- 402 sites respectent leurs obligations d’affichage
- 43 sites avec mention « totalement conforme »
- 1072 sites avec mention « partiellement conforme »
- 542 sites avec mention « non conforme »
- 1050 sites avec une déclaration conforme
- 1259 sites avec une déclaration obsolète
- 456 sites avec un schéma pluriannuel de mise en accessibilité
Table ronde « Collectivités de l’ouest et accessibilité numérique »
Animé par Frédéric Halna avec Cécile Catheline (Département des Côtes d’Armor), Magali Normand (Département de la Manche) et Estelle Soleillant Trehin (Rennes Métropole).
Au sein de ces trois collectivités, l’accessibilité est portée par des services différents : parfois la communication, parfois la direction des systèmes d’information (DSI). Bien qu’elles aient commencé dans ces services, des groupes transverses se sont progressivement mis en place afin de mener le travail nécessaire.
Les modes de production de contenu varient d’une collectivité à l’autre. Le Département de la Manche, par exemple, s’est doté d’une usine à sites Drupal, dont les améliorations en matière d’accessibilité ont bénéficié à l’ensemble des sites issus de ce générateur. Toutes s’accordent toutefois sur la nécessité de se faire accompagner par des sociétés spécialisées et de former les équipes en interne.
La première difficulté rencontrée par ces collectivités a ainsi été le manque de culture de l’accessibilité au sein de leur propre organisation. Il est également nécessaire de faire évoluer cette prise en compte dans les autres administrations, notamment dans les échanges et les processus inter-collectivités et inter-administrations. Par exemple, certains documents sont refusés par une administration s’ils ne respectent pas un certain format, une mise en page ou d’autres contraintes formelles. Or, ce formalisme attendu n’est pas toujours compatible avec l’accessibilité : texte justifié, police imposée, etc. Les administrations privilégient encore trop souvent le visuel à l’usabilité, et les documents restent donc un point noir dans les démarches de mise en accessibilité.
La seconde difficulté concerne les éditeurs de logiciels. La grande majorité des sites et applications gérés par les collectivités sont fournis par des sociétés tierces, car même lorsqu’elles disposent d’équipes de développement internes, elles n’ont pas toujours la capacité de tout réaliser en interne, d’autant qu’il faut ensuite assurer la maintenance et la sécurité de ces produits. Or, bien qu’ils soient liés par contrat à des collectivités soumises à des obligations d’accessibilité, certains éditeurs ne semblent pas en tenir compte dans leurs produits. Les intervenantes constatent néanmoins une différence entre les éditeurs d’outils en ligne, qui avancent vers davantage d’accessibilité, et les éditeurs de progiciels, qui peinent davantage à comprendre le besoin.
Il ne faut pas oublier non plus que, si les efforts vers les usagers sont mis en avant, les agents ont eux aussi besoin d’accessibilité dans leurs outils internes, y compris lorsqu’ils ne sont pas exposés au public. C’est l’une des raisons pour lesquelles un réseau d’une quarantaine de collectivités s’est constitué afin de s’organiser et de peser collectivement face à ces éditeurs, là où une entité seule aurait peu de poids.
La troisième difficulté tient aux appels d’offres. L’objectif initial était de lancer des consultations avec une demande d’accessibilité fixée à 100% du RGAA. Malheureusement, sur les appels d’offres rédigés avec cette exigence, aucune réponse n’a été obtenue : aucun prestataire ne souhaitait s’engager sur un tel niveau. Ces appels d’offres ont donc dû être revus avec une baisse du taux demandé, généralement autour de 70% désormais, afin d’obtenir des réponses et de trouver des prestataires.
Rennes Métropole ne demande pas, de son côté, un taux chiffré minimum, mais vise un niveau le plus proche possible du 100%, avec un référent identifié, un accompagnement, des tests, des audits, … (bref un prestataire avec une culture de l’accessibilité déja présente et structurée).

Agora
L’Agora est un espace d’expression libre, pour lequel aucun sujet n’est imposé au démarrage.
L’intelligence artificielle (IA), sujet brûlant du moment, fut bien entendu le premier sujet abordé et occupa la très grande partie du temps alloué à l’Agora.
Côté usager
L’IA pourrait permettre aux sites de fournir plus directement les informations demandées, par exemple via un chatbot.
Cependant, à ce jour, son usage reste encore perfectible. Sur une plateforme de transports en commun, par exemple, un voyageur s’est retrouvé orienté vers un mauvais parcours de correspondances, avec le mauvais tramway, et jusqu’à une destination finale erronée.
Cela pose donc aussi la question de la responsabilité : on demande à l’utilisateur de compenser les défauts d’un site par l’IA, alors que celui-ci aurait dû être conçu correctement dès le départ.
Plus largement, l’enjeu ne se limite pas à l’accessibilité : un site peut être conforme sans être vraiment utilisable. Une mauvaise expérience utilisateur peut tout autant décourager la consultation d’un site. L’IA peut alors être vue comme un outil d’aide, utile surtout pour gagner du temps sur des sites complexes.
Côté métier
Lorsqu’un audit est mené sur un service qui n’a pas bénéficié d’accompagnement lors de son développement, les tickets qui en résultent pourraient, en partie, être traités par Claude Code, afin d’obtenir un code de meilleure qualité que celui que l’on retrouve souvent sur de nombreux sites audités.
L’IA pourrait ainsi contribuer à corriger certaines non-conformités de base que l’on observe régulièrement sur des services développés sans véritable culture de l’accessibilité.
Il y a encore peu de temps, les grands modèles de langage étaient incapables de répondre correctement à une question portant sur un référentiel comme le RGAA. Leurs réponses sont aujourd’hui plus pertinentes, mais elles doivent toujours être prises avec prudence.
Informations sur les évolutions du RGAA 5
Par Stéphanie Nazarian (DINUM - Direction Interministérielle du NUMérique).
Stéphanie Nazarian est intervenue à distance pour partager quelques informations sur la future version du référentiel portée par la DINUM, sans prétendre à l’exhaustivité.
Dans les grandes lignes, les informations communiquées rejoignent celles publiées début mars sur notre blog : Nouvelle version du RGAA prévue pour fin 2026.
Concernant la plateforme de téléservice dédiée au dépôt et à la publication des déclarations d’accessibilité, elle existe déjà et se trouve actuellement en phase de tests utilisateurs. Elle vise d’abord les administrations publiques, mais a vocation à être étendue aux entités concernées par la loi de 2005.
L’intérêt évoqué est double : proposer un format uniforme et accessible pour les déclarations d’accessibilité, et constituer une base de données permettant de produire un rapport à la Commission européenne sur l’accessibilité des services numériques.
À ce stade, le service ne propose pas encore de version multilingue et les données recueillies ne seront pas publiées en open data. Cela pourrait être envisagé ultérieurement, une fois la qualité des données suffisamment assurée.
Concernant le référentiel, le choix a été fait de n’en avoir qu’un seul, contrairement au Luxembourg, par exemple, qui a séparé les référentiels web (RAWeb), application mobile (RAAM) et document (RAPDF). Tous les critères seront disponibles et filtrables selon le périmètre audité.
Le calcul du taux global restera inchangé, mais le taux moyen sera supprimé, tout comme la notion de « bloquant », jugée trop difficile à qualifier.
Pour faire évoluer le référentiel, la DINUM coordonne deux groupes de travail :
- l’un sur les obligations, en lien avec l’ARCOM, le CNCPH et la DGCCRF ;
- l’autre sur les méthodes techniques, en lien avec le CNCPH et des entreprises du secteur.
La DINUM soumet des propositions à ces groupes et étudie ensuite leurs retours.
La mise à disposition du nouveau référentiel est toujours prévue pour la fin de l’année, à quoi s’ajoutera ensuite le délai lié au processus officiel de promulgation. Les outils ARA et diagnostic flash, proposés par la DINUM, seront eux aussi mis à jour lors du passage au RGAA 5.
Conclusion
Le mot de la fin a permis à Frédéric Halna d’apporter quelques informations sur les suites d’A11y France et de ses événements A11y Paris et A11y Ouest.
A11y France fêtera bientôt sa première année d’existence. Aurélien Levy, directeur général de Temesis, avait d’ailleurs publié sur notre blog un article pour en expliquer les objectifs et la structure : « Lancement de l’association A11y France ».
Une assemblée générale d’A11y France aura lieu le 4 mai à 17 heures.
Au moment d’A11y Ouest, il n’était pas prévu d’organiser un événement A11y Paris en 2026, faute de temps pour le monter et en raison d’un appel à bénévoles peu fructueux.
En revanche, un A11y Nord, à Lille par exemple, pourrait potentiellement voir le jour cette année sur le modèle d’A11y Ouest.
À propos de ce dernier, l’événement ne serait pas reconduit chaque année. Et, quelle que soit sa fréquence, la volonté affichée est qu’il puisse se tenir dans d’autres villes de l’Ouest.

Équipe de bénévoles de l’évènement A11y Ouest : Alex Palma (Zenika), Chloé Corfmat (indep), Cédric Bourgeon (Temesis), Isabelle Lacoffrette (Inria), Justine Mazure (Qwallys), Leslie Jannin (adimeo), Manuel Taraud (Lunaweb), Lucas Trebouet (photographe), Séverine Féret (Tanaguru), Simon Bonaventure (boscop) et Yoann Roselier (Orange).